Chapitre Un - Au nom de l'Espoir.
Une multitude d'hommes s'attroupaient déjà autour des hangars, et les meuglements satisfaits en ameutaient toujours plus, si bien que bientôt le stock serait épuisé et les putains seraient jetées aux coins des rues, mortes d'overdoses ou de souffrance. Peut importe, demain il y en aurait encore et personne ne se douterait qu'au plus profond des futurs aménagements Parisiens plusieurs centaines de jeunes femmes seraient décédées sous prétexte que le désir masculin doit s'assouvir à n'importe quel prix ; que la délectation de jouir d'une Femme soumise vaut bien quelques francs lâchés à une entreprise secrète mais des plus puissante. Les lampadaires illuminait le coin poussiéreux où gisaient quelques dizaines d'hommes à l'ardeur folâtrant avec l'air extérieur, certains semblaient découvrir pour la première fois des présents sous l'Arbre de Noël, d'autres affichaient des regards perdus. Il y avait dans l'atmosphére quelque chose d'impalpable, de la peur. Une terreur inéluctable, celle de connaître le visage de la Mort, de découvrir les profondeurs d'un Gouffre que l'on croyait fini. A quoi bon chercher à éviter l'inexorable, se sent-on puissant lorsque l'on voit des jeunes femmes se plier de douleur sous sa jouissance, et profite-t-on de ces moments de plaisirs comptés où un simple rideau protège son intimité ? Se croit-on puissant quand l'on tue l'innocent, Est-on quelqu'un de meilleur quand l'on crache sur le corps d'une Femme que l'on vient de tuer ? Est-on humain après une de ces nuits en Enfer ? Tout est de ma faute, j'en ai conscience mais au moins ces homicides répugnants me rapportent quelque chose, me donnent un semblant de vie tandis que vous, payez pour la déchéance. Bandes d'idiots.
L'heure de fermeture approchait et Thomas vidait déjà les stalles, nettoyant chaque mortes et les enfournant dans sa charrette, nous allions les enterrer d'ici moins d'une heure ; Ma nuit était terminée et la liasse de billets qui caressait mes phalanges me donnait l'irrésistible envie de hurler au massacre, mais je me retins comme chaque soir depuis je ne sais plus combien d'éternités maintenant, évitant de faire fonctionner ma boîte crânienne, j'aidai mon Frère à ramasser les corps inertes et à enfourner les presque vivantes dans les camionnettes qui les ramenaient au Logis, ce spectacle me trouait le coeur, laissant des milliards de cavités dans mon thorax, je mourrait peu à peu, me consumait devant ma propre création tel un Dieu défaillant. La chose qui m'offensait sûrement le plus était sûrement le fait d'avoir la certitude que ma liberté courrerait toujours à travers Paris, les policiers étaient au courant de cette horreur et en profitait pleinement. Il n'y a que la Liberté qui a des prisons, les pires des infamies jamais ne seront captives, l'Homme court vers le Néant et aucune barrière n'est assez puissante pour le retenir, le génie est chancelant et Cupidité et Stupidité sont victorieuses. L'humanité a un beau destin qui l'attend.
Le matin vint me réveiller et avant même d'avoir pris la peine de réfléchir, un café brûlait entre mes mains ; La radio grésillant au loin. Dix-sept créatures bafouées étaient mortes hier et je ne put m'empêcher d'ignorer le sang qui coulait sans cesse sur mes mains, les fantômes qui hantaient mon esprit. C'était un de ces matins où je me demandait pourquoi j'avais choisi d'être un monstre, une vile bête sans conscience et chaque particules de Luxe qui m'entouraient venait s'égosiller à mes oreilles murmurant des mots qui de toute évidence me feraient flancher. L'argent achète tout, même l'âme. J'aurai voulu que tu me pardonnes de t'avoir fait subir les pires atrocités, que tu comprennes que tu étais comme les autres, que tout cela n'avait rien de personnel. Que c'était mon job ; Maintenant que tu es décédée, froide au milieu de la terre je devrais écouter mon coeur tailladé et arrêter. Tout. Mais c'est une revanche sur l'existence et ce fil d'équilibriste qui menaçait autrefois, une revanche sur tout et n'importe quoi, des représailles pour m'être auto-détruit, un frêle pansement pour toutes les balafres qui suintent sur mon âme, pour le mirage de ton corps parcourant la ville à la recherche d'un Eden, une énième mutilation pour avoir engendré ton décés. Ce sont les murs que je construit pour mon esprit s'égarant encore entre nos souvenirs, je ne sais plus qui je suis mais j'ai au moins le mérite de faire partager ce sentiment.
N'importe quel imbécile aurait arrêté cette merde en te rencontrant, aurait libéré les gourgandines de leurs cages et serait passé à une activité plus noble, mais que veux-tu, le commerce est le commerce. Je t'attends encore, Rue de l'Espoir -Comme si tu n'étais jamais morte, comme si je n'étais pas moi et que tu n'étais pas toi, comme si tu ne m'avais rien coûté de plus que ma décence-. Je hurle Vengeance pour te sauver, te libérer mon Amour. Ne me pardonne pas, c'est la seule chose que je te demande.
Premiéres impressions, critiques et caetera ? Je sais que c'est vraiment Horrible, même qu'il n'y a aucun mot pour décrire cette merde, mais ayez l'indulgence de faire jaillir votre sincère pensée. Merci si vous êtes allés jusque là et Désolée pour vous, Crazy Jane on God.